✍️ Mise à jour le 11 mai 2026
- 🎯 Automatiser l’évaluation des tiers répond à 3 défis : conformité Sapin 2, exhaustivité du recensement, couverture élargie des risques (cyber, ESG, géopolitique…).
- ⚙️ L’automatisation simplifie les tâches répétitives (questionnaires, relances, collecte) et libère les équipes pour l’analyse à forte valeur ajoutée.
- 📊 Elle apporte une vision globale, dynamique et continue du risque tiers, là où l’approche manuelle ne fournit qu’une photographie ponctuelle.
- 🧭 Le choix de l’outil (questionnaires digitaux, scoring, screening, plateformes TPRM) se fait selon la volumétrie, la maturité, le budget et le SI de l’organisation.
Longtemps considérée comme une formalité de conformité, l’évaluation des tiers est devenue un enjeu stratégique pour les entreprises, collectivités et administrations.
En France, la loi Sapin 2 a contribué à structurer ce dispositif. Elle impose aux grandes organisations de vérifier l’intégrité de leurs partenaires. Mais au-delà de cette obligation légale, une question plus large se pose : comment sécuriser un écosystème de tiers de plus en plus complexe ?
Les approches traditionnelles atteignent rapidement leurs limites. Pour de nombreuses organisations, l’automatisation de la procédure d’évaluation des tiers est devenue un levier essentiel qui transforme leur pratique. L’enjeu : passer d’une logique de conformité documentaire à une véritable gestion dynamique du risque tiers.
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👉 Pour comprendre les enjeux et obligations de l’évaluation des tiers :
Tout savoir sur l’évaluation des tiers
L’évaluation des tiers, un dispositif clé de la conformité anticorruption
Évaluer ses tiers, c’est analyser les risques représentés par les partenaires de l’organisation, de l’entrée en relation à la fin du partenariat.
Au cœur de la loi Sapin 2, cette démarche est une obligation légale pour les grands acteurs privés et publics pour maîtriser les risques de corruption.
C’est aussi une recommandation forte de l’Agence Française Anticorruption (AFA). L’autorité encourage toutes les entreprises, collectivités et administrations – quels que soient leur taille et leur secteur d’activité – à structurer leur politique de gestion des risques tiers (third-party risk management).
Au-delà de la conformité réglementaire, l’enjeu est stratégique. Une évaluation rigoureuse permet de protéger l’organisation, renforcer la confiance et sécuriser durablement l’activité.
Les trois principaux défis de l’évaluation des tiers
Mettre en œuvre une politique d’évaluation des tiers efficace ne se résume pas à remplir des formulaires administratifs. Ce processus exigeant requiert rigueur, méthode et fiabilité.
La défaillance d’un partenaire peut en effet avoir des conséquences sévères pour l’entreprise, la collectivité ou l’administration : sanctions financières, procédures judiciaires, atteinte à la réputation, perturbations opérationnelles, ou encore risques politiques pour les collectivités.
Concrètement, les organisations doivent relever trois défis.
Premier défi : assurer la conformité avec la loi Sapin 2
L’évaluation des tiers est l’un des huit piliers du dispositif anticorruption prévu par la loi Sapin 2.
Lors de ses contrôles, l’AFA examine attentivement :
- La méthodologie d’évaluation.
- La qualité et la traçabilité des analyses.
- La mise à jour régulière des données.
Une évaluation incomplète, mal documentée ou obsolète fragilise la compliance globale.
L’enjeu n’est donc pas seulement d’évaluer les partenaires, mais aussi de démontrer la robustesse et la maturité du processus.
Deuxième défi : n’oublier aucun tiers
La cartographie des risques doit identifier de manière exhaustive tous les tiers à évaluer.
La tâche est complexe. Entre fournisseurs, sous-traitants, investisseurs, clients, intermédiaires, prestataires de services, consultants, partenaires institutionnels ou distributeurs, une organisation peut entretenir des relations avec des centaines d’acteurs externes.
Dans les structures complexes ou multi-sites, ces partenaires sont souvent recensés dans plusieurs systèmes informatiques. Ils sont aussi gérés par différentes directions (achats, juridique, compliance ou conformité, finance…)
Cette dispersion compromet la cohérence des informations. Elle favorise les doublons et crée des angles morts. Or, un seul tiers oublié ou mal évalué peut exposer l’organisation à un risque majeur.
Troisième défi : couvrir l’ensemble des risques liés aux tiers
Le risque de corruption reste prioritaire. Mais il n’est plus la seule menace à surveiller.
Dans un environnement globalisé, les entreprises, collectivités et administrations doivent intégrer un large éventail de risques :
- Risques financiers.
- Risques juridiques et réglementaires.
- Risques de cybersécurité.
- Risques géopolitiques.
- Risques environnementaux et ESG.
- Risques éthiques.
- Risques réputationnels.
- …
Par exemple, une entreprise peut disposer de contrôles financiers solides, tout en négligeant la sécurité informatique d’un partenaire. Or, de nombreuses cyberattaques exploitent les failles des tiers.
Selon une enquête Gartner de 2023, 45 % des organisations ont connu des interruptions d’activité liées à la défaillance d’un tiers, malgré des investissements importants dans la cybersécurité.
Pourquoi digitaliser et automatiser l’évaluation des tiers ?
Beaucoup d’ entreprises, de collectivités et d’administrations ont amorcé leur démarche d’évaluation des tiers avec des outils bureautiques : tableurs, questionnaires envoyés par email ou relances manuelles.
Cette approche peut fonctionner tant que le nombre de partenaires reste limité. Mais dès que la volumétrie augmente, les limites apparaissent rapidement : multiplication des fichiers, difficultés de mise à jour, manque de visibilité globale, erreurs humaines, absence de traçabilité, protection des données insuffisante.
L’évaluation des tiers devient alors un processus lourd, chronophage et difficile à piloter.
Dans ce contexte, l’automatisation ne se limite pas à un gain d’efficacité. Elle transforme la manière dont l’organisation gère le risque tiers.
L’objectif n’est plus simplement de collecter des informations pour prouver sa conformité. Il s’agit désormais de disposer d’une vision globale, dynamique et actualisée des tiers. L’entreprise, la collectivité ou l’administration passe ainsi d’une logique réactive à une gestion proactive des risques.
Quels sont les bénéfices de l’automatisation de l’évaluation des tiers ?
Les solutions digitales d’évaluation des tiers permettent d’automatiser une grande partie des tâches administratives. Elles apportent un gain d’efficacité, mais surtout une capacité nouvelle à piloter les risques.
Automatiser pour gagner en efficacité opérationnelle
L’automatisation de l’évaluation des tiers simplifie et fiabilise les tâches répétitives, chronophages et à faible valeur ajoutée, comme :
- L’envoi automatique des questionnaires de due diligence aux tiers.
- La collecte et la mise à jour des documents.
- Les relances programmées auprès des partenaires.
Cette orchestration des opérations évite les oublis, réduit les erreurs, fiabilise les données et accélère le traitement des informations.
Les équipes peuvent alors se concentrer sur les missions à plus forte valeur ajoutée : l’analyse des risques, la coordination interne, la communication avec les collaborateurs et les parties prenantes.
Automatiser pour disposer d’une vision globale des risques
Centraliser les données dans une plateforme unique offre une vue consolidée de l’ensemble des tiers et des risques associés.
Contrairement à un traitement manuel, un outil digital peut analyser automatiquement un volume élevé de data hétérogènes. Ces données peuvent provenir de nombreuses sources internes et externes : ERP, CRM, base fournisseurs, outils achats, questionnaires d’auto-évaluation…
Cette capacité de traitement permet :
- Une analyse, à la fois plus large et plus précise, des risques.
- Une meilleure priorisation des contrôles.
- Une surveillance continue et proportionnée des partenaires.
Automatiser pour faciliter le pilotage de l’évaluation des tiers
Les solutions d’évaluation des tiers intègrent des fonctionnalités avancées de pilotage : tableaux de bord dynamiques, indicateurs personnalisés, workflows de validation ou alertes automatiques en cas d’événements critiques.
Grâce à ces outils, les responsables conformité ou compliance peuvent suivre l’évolution des tiers en continu. Ils peuvent également adapter les contrôles en fonction des évolutions internes et externes.
L’évaluation des tiers cesse d’être une photographie ponctuelle. Elle devient un processus vivant, régulièrement mis à jour et capable de détecter les anomalies ou les risques émergents.
Automatiser pour fiabiliser la prise de décision
L’automatisation standardise les méthodes d’évaluation et d’analyse. Tous les collaborateurs appliquent les mêmes règles, les mêmes critères, les mêmes niveaux d’exigence.
Cette homogénéité garantit la cohérence des informations collectées et des analyses de risques. Elle sécurise la prise de décision.
Les arbitrages liés aux tiers reposent sur des données fiables, des critères transparents et une méthodologie reproductible.
Automatiser pour assurer la conformité réglementaire
Les outils numériques assurent une traçabilité complète de la procédure d’évaluation des tiers. Ils historisent chaque modification de donnée et documentent toutes les analyses.
En cas de contrôle réglementaire, l’entreprise, la collectivité ou l’administration peut démontrer rapidement et simplement la solidité, la conformité et la transparence de son évaluation des tiers.
Quels outils digitaux pour automatiser et digitaliser l’évaluation des tiers ?
Plusieurs catégories d’outils complémentaires digitalisent et automatisent l’évaluation des tiers. Certaines solutions intègrent des technologies avancées, comme l’analyse de données ou l’intelligence artificielle.
Les questionnaires digitaux de due diligence
Le questionnaire est souvent la première étape de l’évaluation des tiers. Il recueille directement auprès du partenaire les premières informations sur son organisation, ses ressources et ses pratiques (localisation géographique, effectifs, chiffres d’affaires, gouvernance, actionnariat, relations avec une entité publique, etc.)
Les outils digitaux d’évaluation des tiers automatisent l’ensemble du processus :
- Envoi des questionnaires aux tiers.
- Collecte des réponses.
- Programmation des relances.
- Dépôt simple et sécurisé des documents justificatifs.
Les partenaires complètent leurs informations en ligne, ce qui fluidifie les échanges et fiabilise les données collectées.
Les outils de scoring des risques
Certaines solutions numériques calculent automatiquement le score de risque tiers, en croisant différents critères tels que :
- Le pays d’implantation.
- Le secteur d’activité.
- La nature du tiers.
- La nature de la relation commerciale.
- L’historique du partenariat.
- Les montants engagés.
- Etc.
Les critères sont personnalisables et pondérables en fonction des priorités de l’organisation et du niveau de risque qu’elle peut accepter.
Le scoring permet de hiérarchiser les risques tiers. Il aide aussi à concentrer la due diligence approfondie sur les situations les plus sensibles (screening, audit…)
La nouvelle fonctionnalité IA de la solution développée par Values Associates automatise et accélère la première phase de collecte d’informations sur les tiers. L’intelligence artificielle réduit drastiquement le temps d’analyse et de synthèse pour évaluer la nécessité d’approfondir la due diligence avec un outil de screening.
Les outils de screening
Les outils de screening automatisent la veille sur les tiers.
En confrontant les partenaires à des bases de données externes, ils permettent d’identifier rapidement des informations difficiles à repérer manuellement :
- Listes de sanctions internationales.
- Personnes exposées politiquement (PEP).
- Bases judiciaires.
- Articles de presse négatifs.
- Rapports d’organismes internationaux et d’autorités de notation.
- Et toutes autres bases de données externes spécialisées, fournies par les data providers en fonction des priorités de l’organisation.
Les alertes automatiques remontent immédiatement les signaux d’alerte. Ces vérifications facilitent la détection d’antécédents de corruption, de fraude, de sanctions ou de risques réputationnels.
Certains outils de monitoring continue des tiers vont plus loin que le screening ponctuel. Grâce à des flux de données actualisés, la surveillance permet d’actualiser en temps réel le score de risque (risk scoring dynamique).
Les plateformes intégrées TPRM de gestion des risques tiers
Certaines organisations optent pour des plateformes complètes TPRM (third-party risk management). Celles-ci regroupent toutes les fonctionnalités nécessaires à l’évaluation, au suivi et au pilotage des tiers.
Interconnectables avec les systèmes d’information existants, elles permettent une gestion globale, centralisée, homogène et continue du risque tiers. Mais leur complexité peut paraître excessive pour des besoins limités.
Comment automatiser l’évaluation des tiers : bien choisir son outil
Le choix d’une solution d’évaluation des tiers dépend du niveau de maturité de l’organisation, et de ses besoins opérationnels.
Pour bien choisir son outil, l’entreprise, la collectivité ou l’administration doit prendre en compte plusieurs critères humains, financiers et techniques :
- La volumétrie de partenaires à évaluer.
- La complexité des relations avec ses partenaires.
- Les exigences réglementaires auxquelles elle est soumise.
- Les ressources humaines disponibles en interne (temps, expertise, effectifs, formation).
- Le budget alloué.
- La capacité de son système d’information à s’interfacer avec des outils externes.
Selon ces critères, certaines organisations opteront pour des solutions numériques de type SaaS, prêtes à l’emploi, rapides et peu coûteuses à déployer. D’autres préféreront une approche plus globale des risques et de la compliance avec une plateforme intégrée de gestion des risques tiers TPRM.
Values Associates propose une solution No Code entièrement personnalisable. Grâce à son architecture modulaire, elle s’adapte aux besoins d’évaluation réels. Chaque entreprise, collectivité ou administration peut activer les modules faire évoluer la plateforme au rythme de ses enjeux.
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👉 Pour automatiser votre évaluation des tiers conforme aux recommandations de l’AFA :
Logiciel d’évaluation des tiers (Sapin 2)
Dans un environnement économique et réglementaire de plus en plus exigeant, l’évaluation des tiers ne peut plus reposer sur des processus manuels dispersés.
Au-delà de la conformité réglementaire, l’automatisation marque un véritable changement de paradigme. Elle permet de passer d’une logique de contrôle documentaire ponctuel à une gestion dynamique du risque tiers.
En structurant les processus et en fiabilisant les données, les solutions digitales rendent possible une approche proactive. L’objectif est clair : anticiper les risques, plutôt que de les subir.
L’automatisation ne remplace pas l’expertise humaine. Elle la renforce. Les équipes peuvent concentrer leur vigilance là où elle est réellement nécessaire, et déployer leur analyse à grande échelle, sans compromettre la qualité ni la rigueur.
Source : enquête Gartner