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Comment le No Code a permis d’aider les réfugiés ukrainiens

Les plateformes de No Code et de Low Code ont prouvé leur force de frappe dans le cas de crises majeures. De nombreuses initiatives ont réussi à apporter de l’aide aux réfugiés ukrainiens éprouvés par la guerre.

Depuis le début de la guerre, plus de 6,5 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays. 4,6 millions ont été contraintes de fuir l’Ukraine. Cet exode a posé de graves problèmes logistiques aux pays voisins, qui ont du déployer des trésors d’inventivité pour faire face à cette situation. Comment assurer notamment la sécurité d’un flux de population vulnérable, majoritairement composé de femmes et de jeunes enfants ?

Un étudiant de 19 ans à la rescousse des réfugiés ukrainiens

Pour Avi Schiffmann, la solution est venue du No Code/Low Code. Rien ne prédestinait pourtant cet étudiant en neurophilosophie à Harvard de 19 ans à pouvoir aider les réfugiés ukrainiens. Après avoir participé à une manifestation contre l’invasion russe, le jeune homme a ainsi décidé de créer le site UkraineTakeShelter. Mis en ligne le 3 mars après trois jours de conception, ce site sécurisé met en relation des réfugiés ukrainiens à la recherche d’un lieu d’hébergement… Avec des hôtes proposant de les accueillir dans les pays voisins de l’Ukraine.

« J’ai découvert que ce qui existait pour aider les réfugiés à trouver un refuge était tout simplement trop lent. Il s’agissait de remplir des formulaires sur des sites gouvernementaux et d’attendre une réponse », a déclaré Schiffmann dans une interview accordée au Times of Israel. « Notre solution se devait alors d’être très simple et intuitive à utiliser. Les réfugiés sont très stressés, confus et perdus. Il fallait quelque chose qui leur permette de se protéger ».

18000 hôtes inscrits

Disponible en anglais, polonais et ukrainien, UkraineTakeShelter permet ainsi aux réfugiés de trouver, une liste d’hôtes proches de leur géolocalisation. Les hôtes peuvent, par la suite, être contactés par le signal Telegram qu’ils ont indiqué sur leur liste. Moins d’un mois après son lancement, plus de 18 000 hôtes se sont ainsi inscrits sur le site qui compte environ 800 000 utilisateurs.

Ce n’est pas la première fois que le jeune homme utilise le No Code pour lancer des projets d’intérêt public. Ainsi, après avoir créé son site web de suivi COVID (pour lequel il a remporté un Webby Award), il a lancé 2020protests.com. Ce site web contenait des informations centralisées sur les manifestations de Black Lives Matter aux États-Unis. Toujours en 2020, il a créé WhoTo.Vote, un site web destiné à lutter contre la désinformation.

Les plateformes de No Code pour sauver des vies

Le No Code s’est révélé être un outil d’intérêt public. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OHCA), le secteur humanitaire peut tirer parti des plateformes No-Code pour aider mieux et plus efficacement ceux qui en ont le plus besoin. « Lors de crises, les plateformes peuvent permettre le développement rapide et évolutif d’applications ou de sites web », développe ainsi l’OHCA.

Contrairement aux sites issus du développement traditionnel, les plates-formes No Code peuvent réduire les barrières à l’entrée (y compris dans le secteur de l’intervention en cas de catastrophe), le coût global du développement des applications et le délai entre la conception et le déploiement. « Les interfaces sans code sont plus intuitives et plus faciles à utiliser que les feuilles de calcul compliquées que le commun des mortels ne peut pas toujours comprendre », poursuit l’OHCA. « Bien qu’elles soient souvent limitées en termes de personnalisation, les plateformes No Code sont évolutives et sécurisées. Ces facteurs peuvent être essentiels en cas d’urgence. Ils permettent en effet aux humanitaires de se consacrer directement à sauver des vies », conclut cet organe des Nations Unies.

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